lundi 29 juin 2009

Libres ?

Ce petit article a une vocation d'entrainement en vue de reprendre petit à petit des billets plus nombreux :) Je ne loupe pas l'actualité sur l'Hadopi, juste que mes activités créatrices se sont plus tournées sur le texte ces derniers temps, et l'envie de coucher sur le blog des idées me paraissait moins pertinente malgré les enjeux de ces derniers mois. Ne rien dire, ne veut pas dire qu'on ne suit pas les débats !

Bref,
Je réagis à un article qui me pose question, intitulé : "Chasse aux Ravers dans les rues de Paris : Des dizaines de blessé-es lors d'une fête de la musique libre".

Quoi ? La musique libre ne serait pas si libre ?
Définition dans le texte : "Tekno Libre (musique techno non-marchande)". Ah... je comprends, libre = libertaire. Forcément. Est-ce pour autant toujours le cas ?

Pas toujours, pour rentrer un peu dans le débat philosophique, mais pas trop, on est libre quand ? Quand on ne doit rien à personne pour vivre, ou qu'on estime que l'on est suffisamment à l'aise avec ses idées qu'on peut très bien se dire du jour au lendemain, "je lâche tout, je m'en vais ailleurs" ?
Et puis libre de quoi d'ailleurs ? Les frustrations, les utopies, ne font-elles pas partie de notre propension à évoluer ? Ne devons-nous pas apprendre un cadre, des lois à respecter, à un enfant ?

Et au fait,
Le mouvement de la musique libre, culture libre pour être exact a tendance à vouloir se dire, "quand des artistes pourront vivre de leur travail en étant dans ce mouvement, alors la culture libre sera mieux reconnue". On répondrait alors à la première question, être libre voudrait donc dire, être indépendant de tout pouvoir financier extérieur. Tiens, un mot que l'on entend souvent, "indépendant"... On voit bien ici que l'indépendance revêt un sens que l'on ne voit pas souvent dans sa forme la plus diffusée, "indépendance = petits labels et producteurs qui vivent de subventions et de leurs activités sans être affiliés à des conglomérats médiatico-industriels". Dans la réalité, "petites structures très volontaires qui bossent selon les projets financés par des pouvoirs publics et qui ont des comportements très similaires à de grosses majors vermoulues" (car quand une grenouille veut se faire plus grosse qu'un bœuf...)

Alors dans tout ce magma, on est libre de quoi en fait ? Je vous dirai simplement de lire ce blog, ses articles et d'en penser ce que vous voulez, à moins que vous ne soyez vous-même aliénés par un quelconque gourou, à ce moment là je ne pourrai rien pour vous. Parfois on s'auto-aliène, avec nos rêves, espérances, idéologies, chimères... alors définissez-les, et agissez en conséquence.

2 commentaires:

narkia a dit…

C est bien que tu reprennes les post !!! Go Go Go

En ce qui concerne ma liberté musicale, ne pas aller dans des concerts ni acheter de musique de groupes qui sont parties de grandes majors et soutenir d'autres qui sont indépendants est déjà un début .... Et je le vis plutôt bien :D

7BZH a dit…

Yo, je fais de la musique "libre" depuis quelques années, du rock progressif en ligne sous licence Creative Commons sur http://www.7bzh.com

Cette musique est "libre" car :
- j'en gère les droits tout seul (pas de SACEM)
- j'ai refusé une proposition de contrat d'un label, qui prenait l'exclusivité des droits contre 35% des recettes...
- j'ai choisi la Creative Commons qui vous permet de la copier et de la diffuser sans crainte de procès ou de coupure de votre ADSL....

En contrepartie de cette indépendance :
- je ne gagne quasiment rien du tout (environ 100 euro en trois ans !)
- je galère pour faire ma promo tout seul...
- je ne suis pas pris au sérieux par les médias, type radio, fanzine, magazine, qui réclament un CD produit par un label...
- je suis "piraté" par des sites commerciaux miteux qui revendent ma musique, pourtant disponible en ligne gratuitement...