Cela fait un bon moment que je parcours les forum divers et variés, les salles de spectacles, expliquant ce qu'est la culture libre, ses enjeux, ses origines, auprès des publics, des artistes, des professionnels...
Il me faut cependant être modeste, certains sont meilleurs que d'autres... en tout cas ceci est pour moi une très grande inspiration pour mes interventions futures. Lawrence Lessig, fondateur des Creative Commons, avocat, nous montre en 20 minutes l'intérêt de la culture libre, la "read/write culture", la culture de la lecture et de l'écriture, la relecture et la réécriture... Que les inspirations de chacun, l'origine même de la pensée se fait parce que les inventions de l'esprit, les productions de l'esprit sont naturellement reprises par notre cerveau, le fonctionnement de l'humain est ainsi. Il copie, recopie, relis, réinvente, avec ce qu'il a appris, sur les fondements même de ce que ses prédécesseurs ont inventé.
Ceci n'est que 20 minutes, d'exemples de droit, d'une conférence lumineuse qui montre tout les enjeux de la culture, appelée "contents" par Lessig, "contenus", car pour Lessig on ne peut pas dissocier la liberté d'expression des œuvres artistiques et trouver dans ce tuyau anonyme qu'est Internet un outil au service du génie humain.
Bonne conférence !
vendredi 5 février 2010
"La loi asphyxie la créativité" L.Lessig
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creative commons,
culture,
droit,
économie de la musique
vendredi 29 janvier 2010
ACTA, actez elles niquent pour la culture...
Petite traduction :
ACTA, actez, Zelnik pour la culture...
Bon,
Dans ces débats, un rapport de 144 pages est une grosse lecture. Alors autant se les lire et en noter les points les plus gênants. C'est notamment ce qu'a fait le site PCInpact avec un long article détaillé des mesures phares de la commission.
Outre le soutien affiché, réel et visible aux industries du divertissement (je n'ose plus dire "culture"), je me pose la question suivante, pour la commission, la création culturelle ne dépend-elle qu'exclusivement de ces industries ou la myriade d'artistes, seuls, les initiatives indépendantes, les associations culturelles ne comptent-elles pas assez de ressources humaines pour qu'elles vaillent la peine d'être soutenues ?
En marge de ces réflexions a eu lieu en octobre les conférences du festival Artischaud. De nombreux points de vue se sont exprimés, et surtout la présence de quelques élus a permis à cette conférence d'avoir un écho sensiblement important auprès de ceux qui, en responsabilité, devront réfléchir à de nouvelles lois.
Les menaces sont réelles. Surtout par méconnaissance de ces initiatives, le législateur s'engage dans une voie néfaste pour l'accès aux cultures et à l'appropriation culturelle par tous. Les publics, habitués ou éloignés des structures culturelles, tout comme les artistes demandent à une plus grande prise en compte de la culture libre dans les débats. La récente loi Hadopi ne résout en rien les problématiques qu'elle se propose de régler, la rémunération des auteurs, notamment. Pire encore, les propositions de la commission Zelnik vont à l'encontre de la circulation des œuvres et de la culture, en conseillant de taxer les œuvres en domaine public !
Il est plus que temps de réagir, et n'hésitez pas, par le biais de ces temps de réflexion, à y prendre toute votre part.
ACTA, actez, Zelnik pour la culture...
Bon,
Dans ces débats, un rapport de 144 pages est une grosse lecture. Alors autant se les lire et en noter les points les plus gênants. C'est notamment ce qu'a fait le site PCInpact avec un long article détaillé des mesures phares de la commission.
Outre le soutien affiché, réel et visible aux industries du divertissement (je n'ose plus dire "culture"), je me pose la question suivante, pour la commission, la création culturelle ne dépend-elle qu'exclusivement de ces industries ou la myriade d'artistes, seuls, les initiatives indépendantes, les associations culturelles ne comptent-elles pas assez de ressources humaines pour qu'elles vaillent la peine d'être soutenues ?
En marge de ces réflexions a eu lieu en octobre les conférences du festival Artischaud. De nombreux points de vue se sont exprimés, et surtout la présence de quelques élus a permis à cette conférence d'avoir un écho sensiblement important auprès de ceux qui, en responsabilité, devront réfléchir à de nouvelles lois.
Les menaces sont réelles. Surtout par méconnaissance de ces initiatives, le législateur s'engage dans une voie néfaste pour l'accès aux cultures et à l'appropriation culturelle par tous. Les publics, habitués ou éloignés des structures culturelles, tout comme les artistes demandent à une plus grande prise en compte de la culture libre dans les débats. La récente loi Hadopi ne résout en rien les problématiques qu'elle se propose de régler, la rémunération des auteurs, notamment. Pire encore, les propositions de la commission Zelnik vont à l'encontre de la circulation des œuvres et de la culture, en conseillant de taxer les œuvres en domaine public !
Il est plus que temps de réagir, et n'hésitez pas, par le biais de ces temps de réflexion, à y prendre toute votre part.
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dimanche 3 janvier 2010
IP... itunes, ipodah !
Jeux de mots ramucho, pour fêter la nouvelle année (que je souhaite la meilleure pour tous et toutes) voici un petit article sympathique qui recense les méthodes alternatives pour contourner les milices hadopiennes et compagnie... Si vous n'êtes pas un "pirate du net" (vilain piratin va !), cet article est aussi un excellent point de départ d'une réflexion plus large sur le "mais à quoi ça sert les 1107m² de l'Hadopi payés par nos impôts ?"
Ah oui, si avec tout cela vous croyez encore que les artistes vont profiter d'un système d'identification déjà à la ramasse techniquement... vous vous mettez le doigt, la main, le poignet, ainsi que tout votre bras dans l'oeil et vous commencez ainsi très mal l'année 2010.
Ah oui, si avec tout cela vous croyez encore que les artistes vont profiter d'un système d'identification déjà à la ramasse techniquement... vous vous mettez le doigt, la main, le poignet, ainsi que tout votre bras dans l'oeil et vous commencez ainsi très mal l'année 2010.
jeudi 24 décembre 2009
Nouvelle Année en préparation
Oui, préparez-vous, la nouvelle année sera riche en surprises à mon avis... Déjà en janvier, le MIDEM à Cannes montrera quelques orientations et déclarations des acteurs de l'industrie musicale. Puis ce sera au tour des déboires avec la loi Hadopi, votée, mais toujours pas promulguée (en avril me chuchote-t-on à l'oreille), la CNIL montrant quelques réticences...
Ma boule... de cristal... voit quelques trucs... je vois... de l'auto-suffisance, de l'auto-satisfaction, de la pub, du marketing, des gens en prison pour l'exemple... et par contre toujours autant d'artistes dans la merde financièrement, des structures d'accompagnement dont les subventions seront difficilement reconduites et un ministre de la communication et de la culture qui affiche déjà sur son site son soutien aux "industries culturelles"... ah ? on me dit que le dernier point existe déjà ? Ah mince ! Ils vont vite ! À ce train là ils vont découvrir que OpenOffice n'est pas un pare-feu mais bien une suite bureautique que tous les députés et gendarmes utilisent dans leurs bureaux... d'ici Noël 2010 ?
Bon d'ailleurs, leur bannière est suffisamment évocatrice... pas de mot "artiste" dessus.
Alors d'ici là... que les projets associatifs s'entreprennent, qu'ils s'organisent, que les réflexions naissent (libres et égales en droit ?), et que la bonne année qui suit soit celle des toutes les réalisations positives !
Ma boule... de cristal... voit quelques trucs... je vois... de l'auto-suffisance, de l'auto-satisfaction, de la pub, du marketing, des gens en prison pour l'exemple... et par contre toujours autant d'artistes dans la merde financièrement, des structures d'accompagnement dont les subventions seront difficilement reconduites et un ministre de la communication et de la culture qui affiche déjà sur son site son soutien aux "industries culturelles"... ah ? on me dit que le dernier point existe déjà ? Ah mince ! Ils vont vite ! À ce train là ils vont découvrir que OpenOffice n'est pas un pare-feu mais bien une suite bureautique que tous les députés et gendarmes utilisent dans leurs bureaux... d'ici Noël 2010 ?
Bon d'ailleurs, leur bannière est suffisamment évocatrice... pas de mot "artiste" dessus.
Alors d'ici là... que les projets associatifs s'entreprennent, qu'ils s'organisent, que les réflexions naissent (libres et égales en droit ?), et que la bonne année qui suit soit celle des toutes les réalisations positives !
jeudi 12 novembre 2009
De la nécessité de porter une parole...
Aux grandes causes les grands moyens ?
Bon Hadopi, le piratage, la tartufferie de beaucoup, l'irritabilité de certains, voire tout simplement des ego froissés méritent-ils qu'on s'attache autant à ces quelques fragments atomiques de réactions puériles et sans véritable autre sens que celui de se dire "je n'en suis plus", et in fine de trouver tous les moyens pour le clamer haut et fort ?
Parce que Hadopi n'est qu'un écran de fumée comparé à tout le reste, parce que Jean S. n'est qu'une fumerolle comparé à Hadopi, on voudrait nous faire croire que ces batailles parlementaires là n'ont servies à rien ? Allons bon ! Alors toute idées débattue en public sert-elle vraiment quelque chose, ou sert-elle son interlocuteur ? Quelle est la différence entre un C.Paul, un F.Lalanne, un M.Pasquini ou un Attali ? L'aura médiatique ? Sa légitimité ? Son exemplarité ? Même son discours peut se prévaloir d'une tartufferie exponentielle...
Alors quoi ? Que voulons-nous au juste ? Pendant que d'autres préparent la suite, et c'est loin, très loin d'être fini, il faudrait que ces paroles là restent lettres mortes, qu'aucun témoignage ne reste ? Non, ces débats là, ces idées là peuvent encore en inspirer plus d'un. Qu'on ne soit pas en total accord avec cela, qu'on soit même critique envers certaines solutions évoquées (la contribution créative par exemple), même si son principal instigateur est décédé (que cela n'enlève en rien sa dignité, de ne pas avoir été en accord avec lui), ces énergies cognitives dépensées ça et là par des personnes dont on aurait même pas soupçonné de leur engagement en faveur de ces idées, de cette philosophie sont utiles.
Je reviens au titre de cet article.
Oui, quand on défend une idée, il faut la porter, parfois les actes importent peu, ce ne sont que les figures qui les portent qui retiennent l'attention. Et vous pensez sincèrement que faire vos trucs dans votre coin fera avancer les choses ? Ceci est une très bonne idée, un anarchiste dans son coin qu'on ne doit surtout pas emmerder avec la chose publique, et surtout qu'on ne l'y reprenne plus ! Il a assez donné, maintenant, il donne ses leçons du haut de sa gloire passée, passéiste ?
- "Assez ! Passez votre tour, tournez en rond, voilà, je vous ai embobiné, maintenant faites avec votre tournis, vous ne saurez plus dans quelle direction aller, ah si, j'oubliais, je vais soigneusement vous tourner un peu, il s'agit pour vous de ne pas vous tromper totalement, sinon vous n'auriez plus votre oreille adossée à cette sympathie que je vous inspire, nous avons tant partagé ensemble !"
Alors portons les paroles pas les fardeaux qui l'accompagne, on se fait plus facilement des ennemis parmi ses plus proches ou anciens collaborateurs qu'avec ses véritables ennemis, avec ces derniers, nous savons au moins à quoi s'attendre...
Bon Hadopi, le piratage, la tartufferie de beaucoup, l'irritabilité de certains, voire tout simplement des ego froissés méritent-ils qu'on s'attache autant à ces quelques fragments atomiques de réactions puériles et sans véritable autre sens que celui de se dire "je n'en suis plus", et in fine de trouver tous les moyens pour le clamer haut et fort ?
Parce que Hadopi n'est qu'un écran de fumée comparé à tout le reste, parce que Jean S. n'est qu'une fumerolle comparé à Hadopi, on voudrait nous faire croire que ces batailles parlementaires là n'ont servies à rien ? Allons bon ! Alors toute idées débattue en public sert-elle vraiment quelque chose, ou sert-elle son interlocuteur ? Quelle est la différence entre un C.Paul, un F.Lalanne, un M.Pasquini ou un Attali ? L'aura médiatique ? Sa légitimité ? Son exemplarité ? Même son discours peut se prévaloir d'une tartufferie exponentielle...
Alors quoi ? Que voulons-nous au juste ? Pendant que d'autres préparent la suite, et c'est loin, très loin d'être fini, il faudrait que ces paroles là restent lettres mortes, qu'aucun témoignage ne reste ? Non, ces débats là, ces idées là peuvent encore en inspirer plus d'un. Qu'on ne soit pas en total accord avec cela, qu'on soit même critique envers certaines solutions évoquées (la contribution créative par exemple), même si son principal instigateur est décédé (que cela n'enlève en rien sa dignité, de ne pas avoir été en accord avec lui), ces énergies cognitives dépensées ça et là par des personnes dont on aurait même pas soupçonné de leur engagement en faveur de ces idées, de cette philosophie sont utiles.
Je reviens au titre de cet article.
Oui, quand on défend une idée, il faut la porter, parfois les actes importent peu, ce ne sont que les figures qui les portent qui retiennent l'attention. Et vous pensez sincèrement que faire vos trucs dans votre coin fera avancer les choses ? Ceci est une très bonne idée, un anarchiste dans son coin qu'on ne doit surtout pas emmerder avec la chose publique, et surtout qu'on ne l'y reprenne plus ! Il a assez donné, maintenant, il donne ses leçons du haut de sa gloire passée, passéiste ?
- "Assez ! Passez votre tour, tournez en rond, voilà, je vous ai embobiné, maintenant faites avec votre tournis, vous ne saurez plus dans quelle direction aller, ah si, j'oubliais, je vais soigneusement vous tourner un peu, il s'agit pour vous de ne pas vous tromper totalement, sinon vous n'auriez plus votre oreille adossée à cette sympathie que je vous inspire, nous avons tant partagé ensemble !"
Alors portons les paroles pas les fardeaux qui l'accompagne, on se fait plus facilement des ennemis parmi ses plus proches ou anciens collaborateurs qu'avec ses véritables ennemis, avec ces derniers, nous savons au moins à quoi s'attendre...
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