samedi 24 mai 2008

Renaud Donnedieu De Vabres est de retour. Sortie du livre "Un taureau dans l'arène" de Mathieu Pasquini

Je vous copie ici un texte lu de présentation d'un livre intéressant.

Un taureau rentre dans l'arène, chronique d'une mise à mort politique.

Pourquoi revenir sur le sort de Renaud Donnedieu de Vabres ? Parce que
le 1er juillet 2008, Nicolas Sarkozy prendra la Présidence du Conseil de
l'Union européenne pour un semestre. Il lancera la « saison culturelle
européenne 2008 ».

Le but ? « Accueillir et donner à voir, en France, et en Europe, au
cours de ces six mois de Présidence française, les cultures européennes,
par le biais d'événements culturels et au travers des différentes
disciplines artistiques : cinéma et audiovisuel, littérature, spectacles
vivants, arts de la rue, arts visuels, architecture, patrimoine,
musiques... », lit-on sur le site du Premier ministre François Fillon.

C'est Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la
Communication d'avril 2004 à mai 2007, aujourd'hui ambassadeur chargé de
la dimension culturelle de la Présidence française du Conseil de l'Union
européenne, qui va jouer la partition. L'enjeu est de taille : dans un
an, en juin 2009, les Français éliront leurs députés européens. La
majorité présidentielle a beaucoup à gagner... et à perdre.

Renaud Donnedieu de Vabres sera-t-il à la hauteur ? A la lecture de
cette enquête, on peut en douter. Même si son parcours (Science-Po, ENA
promotion Voltaire avec Ségolène Royal, François Hollande, Dominique de
Villepin...) lui permet de jouer d'un carnet d'adresse qui se confond
avec celui du pouvoir hexagonal, l'homme qui devra incarner l'âme de la
culture française a accumulé revers de ministres et échecs locaux.

L'ancien député d'Indre-et-Loire a perdu son siège en juin 2007 et les
électeurs lui ont fait clairement comprendre en mars dernier qu'ils n'en
voulaient pas comme maire de Tours.

Celui qui vient de présenter au festival de Cannes, le dimanche 18 mai,
le « Tour de France des cinéastes européens », n'a pas la confiance de
beaucoup d'intermittents du spectacle.

Le promoteur de la loi DADVSI (droits d'auteurs et droits voisins dans
la société de l'information) va devoir supporter dans les jours qui
viennent la présentation en Conseil des ministres d'un projet de loi
réorganisant la lutte contre la piraterie sur Internet. Un nouveau texte
qui change radicalement de philosophie par rapport à celui que Renaud
Donnedieu de Vabres a enfanté en se couchant devant les lobbies
universaux de la société de l'information.
Voilà donc un nouveau combat pour ce fils de Neuilly, issu d'une famille
protestante des Cévennes, qui n'a pas trouvé sur les rives de la Loire
ses habits de prince. Ce petit-fils du juge français des hauts
dignitaires nazis au procès de Nuremberg qui cherche plus ou moins
consciemment un destin conforme à cette extraordinaire lignée.

C'est cette histoire tourmentée, cette impossible équation, que nous
vous racontons dans cette enquête.


Format papier, 15.00 EUR TTC

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Bonne lecture !

lundi 5 mai 2008

LCEN et bis repetita

J'ai décidé de suivre un peu l'actualité au sujet de la LCEN.

Surtout, un peu comme une prédication, je mentionnais que la LCEN allait être remise en cause par le récent Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique (CSPLA donc). On apprend récemment que cette structure voulue par le Ministère de la Communication et de la Culture (l'inversion est volontaire), qui contient en son sein les débats qui vont nourrir le futur travail législatif des députés, que le troisième FAI (Fournisseur d'Accès Internet), Free, pour ne pas le nommer, vient de quitter l'instance.
Les raisons ne sont pas évoquées mais les tensions existant entre les différents points de vues à apporter et le Rapport Olivennes à l'origine d'une future loi en juin (riposte graduée, suspension d'un abonnement internet qui devient de plus en plus indispensable pour les administrations (ANPE, Impôts...)...), et les intérêts industriels et commerciaux des FAI ne sont pas étrangères à la décision.

Aussi, nous savons que les intérêts des producteurs et éditeurs sont très largement représentés dans ce "conseil", et effectivement la montée en puissance du travail parlementaire sur la future loi Olivennes permet chacun de prendre position. Quel est le véritable rôle du CSPLA ? Quel est la composition du CSPLA ?

Un peu de lecture s'impose, mais il est certain que la représentativité de ces gens là est quelque peu limitée aujourd'hui par toutes les initiatives libres (qui grossissent de plus en plus, que ce soit l'associatif (dogmazic, boxson) ou l'entreprise commerciale (jamendo), les caf'conc, les petits lieux de répétition... qui devraient à mon sens aussi faire partie de ces "institutions" pour faire entendre une autre voix que celle des industriels avides de promotion et de visibilité à tout va pour promovoir des produits et des marques de masse.
Que vont encore nous pondre ces "gens-là" ?
Parfois je me demande si ces "gens-là" se rappellent des Droits de l'Homme et de son article 27 qui pose un véritable équilibre entre droit des personnes et droit des auteurs...
Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

... ou du CPI qui ne défini pas un auteur en fonction de son appartenance à une société de gestion de droits...
Art. L. 111-1. L'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous.


Suite au prochain épisode...