mercredi 3 janvier 2007

Quand les règles du jeu démocratique sont changées en catimini...

Je reprends une nouvelle de notre cher ami Brain Damage, alias Roland C.Wagner.
Il n'a pas pu s'inscrire sur les listes électorales à cause d'un décret de notre cher Ministre de l'Intérieur, Mr Sarkozy, qui restreint les documents à donner pour s'inscrire.
Toute l'histoire est ici.

Ce décret est paru le 16 octobre 2006, soit deux mois et demi avant la fin des échéances pour les inscriptions électorales (le 31 décembre, en fait le 30, puisque le 31 est un dimanche). Ce décret dont même les employés de la mairie ne connaissaient pas l'existence a été publié en catimini (des journalistes l'on aussi appris par Brain Damage !) pour limiter les inscriptions à la dernière minute de centaine de personnes désirant voter en 2007. Et on le sait, beaucoup de ces personnes qui ne voyaient pas forcément d'un bon oeil la politique de Mr Sarkozy, surtout dans les banlieues populaires, ont été encouragées venir s'inscrire sur les listes électorales par des centaines d'associations soutenues par différents élus.
Quel message notre République envoi à toutes ces personnes ? Quel message notre société "démocratique" envoi à ces citoyens qui veulent s'inscrire pour tout simplement aller voter et décider de l'avenir de notre pays ?
Et ceci sans compter l'image désastreuse que cela va avoir sur l'engagement associatif et citoyen...

Si vous n'êtes pas d'accord, chers citoyens sachez que vous pouvez encore manifester, si les flashball et les bombes lacrymogènes ne vous font pas peur...

1 commentaire:

dogbreath a dit…

Rien d'étonnant à ce que les journalistes ne soient pas au courant: M. Sarkozy ne les avait pas invité!
L'UMP et son ancêtre RPR ont toujours considéré les manipulations électorales (découpages des cantons, municipales "à la bordelaise" ...etc... ) comme des moyens politiques. C'est a gerber, mais pas vraiment original.
Ma digestion devient plus improbable quand je réalise une fois de plus l'inefficacité des journalistes. A force de côtoyer les hommes politiques (voire de coucher avec), ils en sont devenus les amis. Quand un journaliste "oublie" de s'intéresser à un décret portant sur les élections, c'est la démocratie qui ferme les yeux.