La nouvelle loi Hadopi va sûrement être adoptée cette fois-ci et sûrement à l'unanimité des députés Ump, sans couac de dernière minute, sans amendement contraire à l'esprit de la loi... Bref en ayant bien mené la pression, les lobbys industriels mènent une campagne médiatique importante. Mieux organisée, avec des soutiens plus larges, ils arriveront à verrouiller des accès internet... Mais pour attrapper qui ? Ou plutôt quoi ?
Un récent article sur le site Écrans (un site du portail de Libération.fr), montre à quel point la détection des intrusions et du téléchargement de fichiers illégaux (dont la gestion de la diffusion appartient à la Sacem) était très inégale. Mieux, tous les accès Wifi disséminés ici ou là ne pourront pas être à 100% "anti-p2p". Le réseau Freenet qui commence déjà à avoir pas mal d'adeptes est introuvable sur les ports classiques des connexions utilisées par les logiciels p2p. De plus, quid des offres légales en p2p si ces ports sont bloqués ?
Prendre internet comme un vaste réseau du n'importe quoi c'est partir d'une erreur fondamentale de perception. Si on prennait les sociétés occidentales et qu'on ne montrait que ses dérives, on arriverait comme certains chinois à considérer que l'occident c'est la décadence. Internet a une part intrinsèque de décadence, internet comme la vie réelle met en relation des être humains entre eux dans un univers "protégé" (les personnes n'étant pas physiquement atteintes par une escalade verbale sur des forums, il n'y a pas de risque de meurtre entre un néo-zélandais et un russe qui s'engueulent... par exemple). Et comme toute communauté humaine, les rapports entre les gens sont naturellement tournés vers le partage des connaissances, le partage d'expériences... Tous ces blogs, ces réseaux sociaux n'existeraient pas si internet n'était pas par essence même une réminiscence de la plus grande qualité humaine, la culture. La culture au sens anthropologique, celle qui définit toutes les connaissances que chaque être humain engrange (technique, artistique, historique, pratique...), et qu'il va transmettre dans ses rapports avec ses congénères. Cette qualité qui le dissocie des animaux qui ne sont pas (ou peu) capables de transmettre leurs expériences personnelles pour mieux enrichir l'autre.
Le p2p et internet menacent une vision extrêmiste des droits d'auteurs qui veut que tout soit monnayable, tout soit contrôlable, au mépris même de la nature humaine... Tant mieux, de toutes façons cette "lutte" est vaine, c'est dans la nature humaine de partager.
Petites tranches d'infos matinées de points de vues et de réflexions sur la musique libre et son univers...
vendredi 20 juin 2008
jeudi 12 juin 2008
Quand le "libre" fonctionne
Quand le "libre" fonctionne ou quand un développeur se fait payer pour avoir réalisé un plugin pour le netlabel Magnatune.
Mr Nikolaj Hald Nielsen est un programmeur d'un plugin pour le lecteur audio sous linux Amarok. Le plugin qu'il a réalisé ? Celui qui prend en compte la catalogue de Magnatune ! John Buckman s'en est bien aperçu et a décidé de reverser 10% de l'argent récolté grâce au traffic généré par Amarok en don pour le développement du logiciel.
Jusqu'à aujourd'hui, le traffic généré par Amarok et les visiteurs qu'il a amené à Magnatune a généré 11 557 $ !!! Preuve que le "libre" ça fonctionne. C'est donc 1 557 $ qui ont été versés pour le développement d'Amarok par Magnatune. Il compte faire la même chose pour le lecteur libre Rythmnbox, le lecteur populaire inclu par défaut dans Ubuntu.
Mieux,
Mr John Buckman est tellement content de ce programmeur qu'il l'a embauché pour bosser 50% sur Magnatune et 50% sur Amarok.
Le libre pourvoyeur d'emplois ? Je vous laisse j'ai un rendez-vous à l'ANPE moi...
Source :
Framasoft
Mr Nikolaj Hald Nielsen est un programmeur d'un plugin pour le lecteur audio sous linux Amarok. Le plugin qu'il a réalisé ? Celui qui prend en compte la catalogue de Magnatune ! John Buckman s'en est bien aperçu et a décidé de reverser 10% de l'argent récolté grâce au traffic généré par Amarok en don pour le développement du logiciel.
Jusqu'à aujourd'hui, le traffic généré par Amarok et les visiteurs qu'il a amené à Magnatune a généré 11 557 $ !!! Preuve que le "libre" ça fonctionne. C'est donc 1 557 $ qui ont été versés pour le développement d'Amarok par Magnatune. Il compte faire la même chose pour le lecteur libre Rythmnbox, le lecteur populaire inclu par défaut dans Ubuntu.
Mieux,
Mr John Buckman est tellement content de ce programmeur qu'il l'a embauché pour bosser 50% sur Magnatune et 50% sur Amarok.
Le libre pourvoyeur d'emplois ? Je vous laisse j'ai un rendez-vous à l'ANPE moi...
Source :
Framasoft
dimanche 1 juin 2008
Les netlabels de musiques libre
Souvent peu connus, mais diablement efficaces dans leur organisation et promotion du mouvement, les labels sont des pierres essentielles à tout mouvement de musique. Entre micro association et structure plus pérenne, ils permettent à de nombreux artistes de se confronter à d'autres dimensions artistiques et d'évoluer collectivement. À mon sens ce qui se fait de mieux en musique libre en terme de qualité de production (on mutualise les moyens dans un label et ça profite à tout le monde) et de qualité artistique (chaque label ayant sa "patte" et sélectionne ses artistes selon ses propres critères).
Bref, loin des individualités, ces structures ont cependant quelques défauts, principalement liés à internet.
En premier, le net-label peut afficher plein d'artistes, une page internet très alléchante, parfois il n'y a qu'une voire deux personnes derrière pour faire tourner la structure. Au terme "label" si classiquement répandu et auto-proclamé, on devrai plutôt parler de projet artistique. L'anonymat sur internet permet cette confusion des genres. Tout comme les auteurs du dimanche peuvent s'auto-proclamer "artistes" dès qu'ils ont réussi à enfanter un album (alors que la reconnaissance artistique doit, à mon avis, venir après et surtout pas de soi-même).
En second, ces petites structures peinent à sortir d'internet, la faute au manque de "réalisme" (peu ancrés dans les réalités concerts-promotion-affichage-soirée.qui.se.plante). Ils profitent d'un mouvement plus large au sein du mouvement musical d'œuvres produites qui ne peuvent pas être reproduites sur scène hors présence statique devant un ordinateur (chouette comme ambience !). Les formes scéniques doivent être pensées pour apporter suffisamment d'interaction avec le public pour qu'il soit un véritable "show". Elles deviennent partie prennante du projet artistique et peu d'artistes sont capables de fournir cet effort. C'est pourquoi beaucoup de ces net-labels sont d'abord nés des mouvements des free-party, hard-tek et autres genres "scéniques" par nature, comme une extension à un monde "réel". Ce manque de vision est aussi perceptible dans les différents moyens de distribution des œuvres produites par ces net-labels. Les initiatives telles que Pragmazic sont a saluer dans cet esprit, donner aux net-labels de nouveaux moyens d'exposition et de vente de leurs productions me semble essentiel. Aujourd'hui les net-label créent leur mouvement et en parallèle, la musique libre leur permet de nouvelles expérimentations et a su mettre un cadre juridique reconnu et fiable à leurs pratiques.
Sur le site "écoute et télécharge", vous trouverez une liste (non exhaustive) de net-labels qui valent le détour. Merci à celle qui en a fait la liste, les marques-pages de mon firefox en seront plus allégés.
La liste.
Petites découvertes récentes :
Camomille
Lescristauxliquident
alpinechic
Da ! Heard it records
... and many more !
Bonne écoute ! Et n'oubliez pas que ces structures sont toujours en quête de reconnaissance de leurs auditeurs !
Bref, loin des individualités, ces structures ont cependant quelques défauts, principalement liés à internet.
En premier, le net-label peut afficher plein d'artistes, une page internet très alléchante, parfois il n'y a qu'une voire deux personnes derrière pour faire tourner la structure. Au terme "label" si classiquement répandu et auto-proclamé, on devrai plutôt parler de projet artistique. L'anonymat sur internet permet cette confusion des genres. Tout comme les auteurs du dimanche peuvent s'auto-proclamer "artistes" dès qu'ils ont réussi à enfanter un album (alors que la reconnaissance artistique doit, à mon avis, venir après et surtout pas de soi-même).
En second, ces petites structures peinent à sortir d'internet, la faute au manque de "réalisme" (peu ancrés dans les réalités concerts-promotion-affichage-soirée.qui.se.plante). Ils profitent d'un mouvement plus large au sein du mouvement musical d'œuvres produites qui ne peuvent pas être reproduites sur scène hors présence statique devant un ordinateur (chouette comme ambience !). Les formes scéniques doivent être pensées pour apporter suffisamment d'interaction avec le public pour qu'il soit un véritable "show". Elles deviennent partie prennante du projet artistique et peu d'artistes sont capables de fournir cet effort. C'est pourquoi beaucoup de ces net-labels sont d'abord nés des mouvements des free-party, hard-tek et autres genres "scéniques" par nature, comme une extension à un monde "réel". Ce manque de vision est aussi perceptible dans les différents moyens de distribution des œuvres produites par ces net-labels. Les initiatives telles que Pragmazic sont a saluer dans cet esprit, donner aux net-labels de nouveaux moyens d'exposition et de vente de leurs productions me semble essentiel. Aujourd'hui les net-label créent leur mouvement et en parallèle, la musique libre leur permet de nouvelles expérimentations et a su mettre un cadre juridique reconnu et fiable à leurs pratiques.
Sur le site "écoute et télécharge", vous trouverez une liste (non exhaustive) de net-labels qui valent le détour. Merci à celle qui en a fait la liste, les marques-pages de mon firefox en seront plus allégés.
La liste.
Petites découvertes récentes :
Camomille
Lescristauxliquident
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Da ! Heard it records
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Bonne écoute ! Et n'oubliez pas que ces structures sont toujours en quête de reconnaissance de leurs auditeurs !
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