dimanche 27 mai 2007

Musique en libre diffusion ?

Je voudrais reprendre dans ce billet les différentes terminologies de la musique libre.

La Musique Libre se veut donc, "libre", mais libre de quoi ?


Les Creative Commons donnent un socle de libertés importantes, la liberté de partager, la liberté de copie. Mais certaines sont plus restrictives, elles donnent des cadres permettant un droit de regard sur les utilisations qui seront faites des oeuvres ainsi protégées par la licence. Les libertés de modification (la mention "ND") et de commercialisation (la mention "NC") ne sont accordées qu'avec l'accord explicite de l'auteur. Une autre obligation, est celle basée sur la diffusion virale de la licence, on doit appliquer à chaque oeuvre dérivée la même licence que l'oeuvre originale, c'est le cas des licences "CC-BY-NC-SA" et "CC-BY-SA". Les licences les plus permissives sont donc "CC-BY" (on doit citer le nom de l'auteur) et "CC-BY-SA" (on doit citer le nom de l'auteur, toutes les modifications sont permises et la licence est "virale").

La Licence Art Libre est peut-être la licence la plus "ouverte". Il est plus simple ici de ne mentionner que les obligations et de donner quelques exemples de ses possibilités. Avec une Licence Art Libre, on doit citer le nom de l'auteur et placer les oeuvres dérivées sous la même licence (principe de diffusion virale). Tout le reste est "libre" (sans accord préalable de l'auteur), c'est-à-dire la diffusion, commerciale ou non, la modification...

La GNU-Art
est une licence directement inspirée des logiciels libres qui ont pour objectif les fameuses 4 libertés.
* Liberté 1 : La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages.
* Liberté 2 : La liberté d'étudier le fonctionnement du programme.
o Ceci suppose l'accès au code source.
* Liberté 3 : La liberté de redistribuer des copies.
o Ceci comprend la liberté de vendre des copies.
* Liberté 4 : La liberté d'améliorer le programme et de publier ses améliorations.
o Ceci suppose l'accès au code source.
o Ceci encourage la création d'une communauté de développeurs améliorant le logiciel.
o Ceci permet le fork, soit la création d'une branche de développement concurrente, notamment en cas de désaccord entre développeurs.
Source

Avec cette licence, non seulement la diffusion commerciale est autorisée, mais aussi l'édition, la modification. Il y a quelques réserves, notamment celle de redistribuer le "code source" (partitions, échantillons sonores...)
Source

Tout cela pourquoi ?


Pour assurer une alternative équitable aux artistes, au public. Des conditions d'exploitations claires et mentionnées à chaque "apparition" d'une oeuvre vont dans un sens "d'éducation" du public aux droits d'auteur et à la démarche de celui-ci. Dans un contexte de marquage de masse, d'identification, voire de répression, les licences libres constituent la meilleure passerelle entre les artistes et leur public en facilitant les différentes appropriations nécessaire à la constitution d'un "fond culturel commun". Un annuaire de ressources libres (de modifications, de publications, de diffusions) peut ainsi se constituer et devenir une ressource commune exploitable par tous.

Les différents points de vue au sein du mouvement


Vers l'abolition du droit d'auteur ?
On l'a vu avant avec l'analyse des licences (forcément partiel, j'ai choisi 3 licences parmi les 27 existantes pour plus de clarté.), il y a différentes manières de concevoir le droit d'auteur et les libertés du public. Parmi ces différents points de vue, celui d'abolir complètement le droit d'auteur, dans sa version "castratrice" de la création est à prendre en compte. Certains auteurs ne vivant que de leurs droits d'auteurs (on devrait plutôt parler de "droits de diffusion des oeuvres"), même parfois en ayant complètement arrêté la musique pour certains, est-il normal qu'ils profitent d'un système de rente à vie, et est-ce "moral" d'en accepter ces termes ? Mais c'est aussi un système qui permet à certains auteurs d'avoir un "petit plus" en terme de revenus (pour plus de précisions voir les chiffres donnés par la Sacem dans son rapport moral). Maintenant, ne pourrait-on pas profiter de ce système pour le tourner à notre avantage ? Ne pourrait-on pas passer d'une gestion individualiste de ces droits à une gestion solidaire en créant, pourquoi pas un fond de soutien aux structures en danger (lieux, associations...) ? Ces quelques 700 Millions d'Euros redistribués à quelques nantis ne pourraient-ils pas profiter à toute la profession ?

La Musique Libre peut-elle s'adapter au système ?
On peut aussi se servir de ce système pour qu'il profite aussi aux artistes sous licences libres (et dans les mêmes finalités) en adaptant les contrats, en informant, en trouvant sa place dans les différentes organisations et institutions qui donnent la parole à la profession. C'est un point de vue intéressant, mais qui n'est pas un projet politique, au sens où il ne changera pas grand chose aux différentes questions en suspend dans la profession (viabilité des artistes et des structures gravitant autour (production, diffusion, représentations...). La musique libre s'adapte au système existant, sans le bouleverser, mais ne lui donnant une voie alternative à la gestion de droits collective, une gestion individuelle basée sur la contractualisation et la concertation avec les sociétés de gestion collective des droits (Sacem...).

La Musique Libre, une musique sans spécificité ?
Il existe aussi un autre point de vue, celui de considérer que la musique libre est une musique comme une autre et que donc, comme elle n'a pas de penchant institutionnel (pas de Sacem...), il sera nécessaire de l'inclure, au titre du Code de la Propriété Intellectuelle (qui ne fait aucune différence entre un auteur d'une société de gestion collective et un auteur lambda), dans la gestion de la Sacem en demandant des comptes à celle-ci pour qu'elle reverse les sommes ainsi perçues pour ses sociétaires de manière illégitime. Ces sommes devront être versées soit nominalement (avec tous le frais bancaires et de gestions afférant), soit par le biais d'une société ou association qui s'occupera de reverser le tout aux ayant-droits ou, si ses statuts le permettent de financer ou d'aider les structures "libres". Un projet séduisant qui permettra de placer la musique libre dans le paysage institutionnel en lui donnant une lisibilité et une viabilité nécessaire à son exploitation commerciale. Mais est-ce qu'il va réellement changer les rapports de force entre les protagonistes ?

Le "melting-pot numérique" au mépris du droit ?
Il existe un danger dans cette position, celui de considérer à terme la musique dite "libre" comme de la musique illégale. Pourquoi et comment ? Les contrats Creative Commons et LAL sont légaux, mais comme dans tout contrat il est subordonné à ceux qui le précèdent. Si par exemple, un artiste Sacem diffuse sous Creative Commons ses créations, il diffuse de manière illégale ses créations et donne de la musique sur laquelle il n'a plus les droits d'exploitation en terme de diffusion (dixit le contrat de la Sacem). Toutes les personnes qui téléchargent, utilisent les oeuvres ainsi distribuées (et le pire des cas étant une diffusion en "LAL" ou "CC-BY", qui donnent beaucoup de libertés) sont ainsi dans l'illégalité. On se retrouve avec une situation inique, la volonté d'un auteur de "donner" sur internet ses oeuvres pour qu'elles soient disponibles et diffusables pour tous (en "CC" et en "LAL") devient totalement illégale au regard du contrat précédent passé avec sa société de gestion collective (voir ici pour plus de précisions sur la position de la Sacem sur les Creative Commons). La Sacem ne reconnaissant pas la possibilité de téléchargement gratuit à ses sociétaires ou en versant une somme importante de "dommages et intérêts" (6500€/an). Il est donc dangereux de fermer les yeux sur ces pratiques, autant d'un point de vue moral (la mise en danger pénale de son public, puisque le téléchargement "illégal" est prohibé depuis la DADVSI) que d'un point de vue politique (la promotion des licences libres et de leur système équitable de relation avec le public). Certains sites ont fait l'impasse sur ces thèmes (BNFlower, YouTube, MySpace...) en mélangeant tout et n'importe quoi au mépris de tout droit et surtout en faisant de l'argent sur le dos des auteurs (pour YouTube, MySpace, Dailymotion, Wat et autres sites basés sur un revenu publicitaire, BNFlower étant un site communautaire qui n'a pas vocation, a priori, à faire du bénéfice.). D'autres sites ont une relation plus éthique, ou ont évolué dans leur approche (Dogmazic, Jamendo, Boxson, Monculprod, LaCiterne...) et cela ramène à la responsabilité évidente qu'ont les acteurs de ces sites sur le devenir de la musique libre.

Conclusion ?


Le mouvement important et surtout exponentiel de la Musique Libre se heurte à des difficultés institutionnelles importantes, surtout liées à un manque de reconnaissance auprès des institutions. Il sera nécessaire d'entamer les évolution majeures pour installer la Musique Libre dans le paysage institutionnel sans en dénaturer son projet politique. La base idéologique du mouvement ne peut se résumer à la mise à disposition des oeuvres mais bien dans une refonte du système des droits d'auteurs nécessaire au vu des évolutions à venir. Ne ratons pas cette chance de devenir les précurseurs d'un nouveau statut pour l'auteur et les oeuvres, d'une nouvelle manière de concevoir l'accès aux cultures et à leur appropriation.

samedi 26 mai 2007

Identification de masse

L'identification de masse, un voeux de l'industrie du disque et des sociétés des gestion collective de droits est en passe de se réaliser. En France le relais politique est bien présent, et ce, notamment grâce au travail minutieux de notre ancien ministre de la culture et de la communication Renaud Donnedieu De Vabre (RDDV) et de sa loi DADVSI. Au niveau Européen, la députée UDF Jany Fourtou (femme de l'ex-pdg de vivendi universal, petit label indé) fait du lobbying en faveur de la directive IPRED2, soeur jumelle de la loi EUCD, avec en bonus, brevetabilité des logiciels.

Depuis peu, le Conseil d'Etat en donnant tord à la CNIL sur la récupération automatisée des données sur internet a relancé le débat. La CNIL, qui fait face à de sérieux problèmes financiers et d'insuffisances de moyens pour assurer ses missions se retrouve dans une position intenable, elle est obligée de négocier la traque massive des internaute (sous peine de se voir disparaître ?).

Le récent MIDEM 2007, outre les chants anti-DRM non intéropérables, nous a donné une formidable opération de séduction du public. Mais les résultats du DDEX dont j'avais parlé sur ce blog sont devenus entre-temps des réalités. Avec notamment le concours du CISAC (lobby européen des sociétés de gestion collectives, dont la présidence est très influencée par la Sacem française), une norme d'identification, présentée comme similaire aux ISBN des livres a vu le jour. Le site de l'ISAN nos en montre toute l'étendue.
QU'EST-CE QU'ISAN :
ISAN (International Standard Audiovisual Number) est un numéro unique d'immatriculation des œuvres audiovisuelles et cinématographiques comparable au n° ISBN développé pour l'édition littéraire, qui permet de répondre aux nécessités techniques et économiques actuelles de la diffusion d'œuvres dans l'environnement numérique.

Numéro aléatoire constitué de 24 caractères alphanumériques, ISAN est compatible avec la norme de télédiffusion numérique MPEG2 et toutes ses évolutions ultérieures.

Sur demande du producteur, ISAN est attribué à chaque œuvre dans le cadre d'un système d'immatriculation volontaire.

En tant qu'outil d'identification et de marquage des œuvres, ISAN constitue un atout majeur dans le contrôle et la gestion de la diffusion des œuvres audiovisuelles, en particulier dans l'environnement numérique.

OBJECTIFS ET FINALITE :
Un numéro ISAN peut être attribué quelle que soit la nature des œuvres : films cinématographiques, œuvres de fiction ou documentaires TV, séries, reportages, news, émissions en direct, vidéoclips ou bandes annonces, etc.

ISAN se limite à l'identification de l'œuvre. Il ne doit en aucun cas s'assimiler à une procédure d'enregistrement de droits, et ne peut préjuger de la titularité de droits relatifs à l'œuvre audiovisuelle immatriculée.

En tant qu'identifiant de l'œuvre, ISAN est destiné à être utilisé notamment :

* dans les différents contrats de production audiovisuelle,
* sur les différents supports de fixation de l'œuvre (copie, master, PAD, DVD, etc.),
* à l'occasion de tout échange d'information sur tous supports de promotion ou de diffusion de l'œuvre (plaquettes, jaquettes, programmes, etc.),
* en tant que marquage (" watermarking ") des œuvres audiovisuelles,
* dans les flux de diffusion numérique de l'œuvre (ISAN est notamment compatible avec l'espace "identifiant" prévu dans la norme MPEG2 et dans ses évolutions).


L'ISAN pourra être demandé et attribué à toutes les étapes de la préparation, de la production ou de l'exploitation de l'œuvre audiovisuelle.

Dans le cas des productions de séries à nombreux épisodes ou d'émissions répétitives, il peut selon des modalités particulières être attribué à l'ensemble des épisodes ou émissions, éventuellement préalablement à leur production.

Chaque numéro est complété, dans la base ISAN, des principales informations descriptives de l'œuvre audiovisuelle telles que le titre, le type d'œuvre, le réalisateur, l'année de production, la durée, les principaux interprètes, etc.

En tant qu'outil d'identification et de marquage des œuvres, ISAN constitue un atout majeur dans le contrôle et la gestion de la diffusion des œuvres audiovisuelles, en particulier dans l'environnement numérique.


MODALITES D'ENREGISTREMENT :
L'enregistrement des oeuvres auprès de l'Agence Française ISAN concerne en principe les producteurs, et est subordonné à l'acceptation des Conditions Générales d'Immatriculation détaillées dans le document ci-après. Pour nous contacter : (accueil@france-isan.org)

conditions générales d'immatriculation
Formulaires de déclaration à renvoyer à l'Agence Française ISAN:
- fiche de déclaration oeuvre unitaire
- fiche de déclaration de série
- fiche de déclaration des épisodes (à envover avec une fiche série)


Demandes d'enregistrement en ligne :
oeuvre unitaire
séries et épisode
les demandes seront traitées par l'Agence

LES FRAIS D'IMMATRICULATION :
L'Agence Internationale (ISAN-IA) et l'Agence Française ISAN sont des organismes à but non lucratif.
Les coûts de fonctionnement de l'Agence Française ISAN sont en grande partie financés par les membres fondateurs.
Seule la part correspondant aux frais variables de gestion de l'Agence Internationale ISAN-IA est refacturée aux déclarants.

Tarifs appliqués :

* Immatriculation des œuvres préexistantes (œuvres achevée avant le 31 décembre 2004, le "backstock") : frais d'immatriculation réduits applicables à partir du 1er janvier 2007 : 2,00 € (hors taxes) par n° ISAN obtenu.
* Immatriculation des œuvres achevées depuis le 1er janvier 2005 (PAD faisant foi) le tarif standard s'applique : 7,00 € (hors taxes) par n° ISAN obtenu.
* Pour le cas spécifique des oeuvres produites en 2005, un abattement de 50% sera pratiqué au delà de 10 oeuvres déclarées avant le 31 décembre 2007.
* Pour les ISAN demandés alors que les oeuvres sont en cours de production (ISAN InDev) le tarif unitaire de 7,00 € (hors taxes) est appliqué.


Quel est le but de l'ISBN ?
L'ISBN en bibliothèque, librairies... sert à faciliter la gestion informatique du livre en identifiant les oeuvres. Il peut servir à identifier les utilisations d'un livre mais ceci uniquement dans le cercle de la distribution, pour gérer les stocks et ainsi répondre à des demandes d'utilisateurs. Les flics ne viendront jamais vous voir chez vous à 6 heures du matin parce que vous avez cité un livre dont le numéro ISBN est "protégé".

La norme DDEX, l'ISAN dans quels buts ?
Renforcer les mesures de contrôle des flux numériques en identifiant les fichiers et rendre ainsi, non pas le filtrage (dans ce cas nous serions dans une optique plus respectueuse des droits de chacun), mais le flicage massif du parcours d'un fichier sur internet. On a tord de placer uniquement le problème du piratage du côté des logiciels p2p, et évidemment le CISAC et ses amis l'on bien compris. Tout fichier musical sera fiché et suivi numériquement et son utilisation surveillée (constituant une base de donnée immense des utilisations de la musique sur internet). que l'on passe par msn, usenet ou d'autres façons de partager des fichiers sur internet, ce seront les fichiers eux-même qui deviendront des mouchards.
Nul doute qu'une opération d'identification et de remplacement des fichiers non-ISAN par des fichiers ISAN est déjà en cours, puisque les fichiers ainsi "watermarkés" sont toujours lisibles et que ces modifications sont transparentes pour l'utilisateur (la lecture toujours possible avec le même matériel).

La norme ISAN devient de fait incontournable puisqu'elle va devenir obligatoire à toute publication ou réédition nouvelle d'oeuvres.

vendredi 18 mai 2007

Art et industrie ?

J'ai assisté à une conférence sur "Les relations entre arts numériques et industrie de la création" dans le cadre des Nuits Sonores. Une conférence très intéressante qui nous permettra de mieux cerner les enjeux des exemples proposés (publicité, jeux vidéos) pour la musique et les artistes.
Une conférence animée par Joseph Ghosn (journaliste aux Inrokuptibles), avec les interventions de Clotilde Floret (pop-corn, utilisation de musiques dans la publicité), Thomas Fontin (sound designer, sur le thème de la musique dans les jeux vidéos), et de Nicolas Thély (ancien journaliste aux Inrokuptibles et depuis universitaire à Paris I).

Une conférence sous le signe de la convergence historique entre arts et industrie (en citant notamment le mouvement du Bauhaus dans les années 30, les comic strip et Krazy Kat). Une rupture semble toutefois émailler le discours, la rupture punk des années 70 ainsi que la rupture sémantique (musique indé/mainstream... en remplaçant le "mainstream" par "commercial"). Une rupture vue comme une opposition politique de l'Auteur contre l'industrie. La suite, c'est la réappropriation par le biais du sampling et des dj d'une culture de masse et la re-matérialisation de la musique. cette re-matérialisation qui continuerai avec l'utilisation de la publicité comme principale source de revenus pour les artistes.

Dans les faits, on peut se poser plusieurs questions. L'artiste qui conçoit des musiques pour des publicités, des jeux vidéos, produit-il de l'art, ou n'est-ce qu'un travail alimentaire ? La césure entre les deux concepts est-elle si nette et n'est-elle pas sujette à réappropriation par les passeurs de commandes d'une "démarche artistique" qui n'en serait pas une ? L'art comme valeur ajoutée, mais si l'art n'est qu'une commande, est-ce de l'art ?

La publicité représente aujourd'hui un énorme moyen de subsistance pour un artiste, un spot de publicité de 20 secondes, diffusé pendant 1 an peut représenter l'équivalent de 40000 ventes de disques et un revenu de 20000€ pour l'artiste. ces chiffres dépendent bien sûr de plusieurs autres facteurs (médias (tv, radio, internet, cinémas), durée du spot...), mais c'est a priori une moyenne. 70 à 80% des musiques de spots publicitaires ne sont pas éditées, cela signifie qu'elles sont crées à la demande dans l'unique but de la publicité. Avec un cahier des charges très stricte à respecter (avec même des notions de couleurs !), des formats différents voire très courts (2 secondes à 30 secondes...), la publicité devient un autre moyen de subsistance, et peut aussi être un autre moyen de promotion.
L'artiste ne devient-il pas un outil au service de la publicité, son identité n'est-elle pas noyée dans celle de la marque ainsi que sa démarche artistique ? Sans compter que la "musique sur commande" est-elle vraiment compatible avec une critique, une réflexion, sur sa société, ou ses propres passeurs de commande ?

Le jeu vidéo est dans une autre posture. La musique présente dans les jeux vidéo est sous sa forme actuelle récente (depuis l'avènement des consoles avec des cd, PC-Engine, Mega-CD, Playstation...) présente depuis peu. Néanmoins dans l'histoire générale des jeux vidéos, elle est présente depuis le début. Et surtout elle est incluse dans la démarche artistique de création du jeu. Les musiques de Pacman, Donkey Kong, si minimalistes soient-elles sont aussi des petits bouts de création artistique libre, car très souvent non soumises à des commandes sur des critères précis. La musique dans les jeux vidéos est aussi présente dès les années 80-90 avec notamment les productions des Bitmap Brothers (Xenon 2 et son Bomb the Bass sur Amiga et Megadrive), Moonwalker (et les tubes de Mickaël Jackson sur megadrive), puis après Biometal sur Super Nintendo (musique de 2Unlimited !). Le plus souvent elle est prise telle quelle, sans qu'elle ne subisse d'autres modifications que celle induites par le matériel. Cette conception existe toujours, et c'est d'ailleurs toujours celle qui est la plus utilisée dans les jeux (Need for Speed et son autoradio, les jeux de football qui utilisent la musique "FM" dans leurs présentations et menus, le jeu sur le Seigneur des Anneaux qui reprend les musiques du film...). Elle tend à devenir de plus en plus "interactive". Une voie démarrée dans les années 90, la musique qui s'adapte à des situations auxquelles le joueur est confronté : Street Fighter 2 (version arcade), la musique change de rythme quand un des deux combattants n'a plus beaucoup de vie, une grosse partie des jeux d'action (shoot-them-up, beat-them-all...) avec les changements de musique dès qu'un gros boss arrive (le plus souvent un punk ou un gros char/avion), les jeux Neogeo qui peuvent avoir plusieurs "notifications" (quand on a plus beaucoup de vie, quand on peut lancer une attaque de fou...), les exemples sont multiples...
Quand la musique se veut "adaptative", elle sert le jeu, elle sert l'action et elle doit répondre aussi à certains cadres définis. On se retrouve dans le même questionnement que plus haut, quid de la démarche artistique ?

Maintenant, je pense que l'on prend le problème à l'inverse. Le sujet qui place dans cet ordre "art numérique et industrie de la création" me semble-t-il dirige déjà les débats. L'art devient au service de l'industrie, l'art devient une valeur ajoutée et n'existe plus en tant qu'art. Si on inverse le sujet "industrie de la création et art", l'industrie semble devoir s'adapter à l'art, l'industrie devient un moyen de rétribution et de promotion voire de rétribution essentielle à l'art qui garde sa démarche, son authenticité.
Il est aussi nécessaire à mon sens de différencier les différentes démarches entre art et industrie. L'art par nature ne se suffit pas à lui même, il se doit d'être réutilisé, réinterprété pour exister, être connu. Une démarche artistique qui ferai un album de morceaux de 2 secondes, pourquoi pas, une démarche artistique libre qui transmette des émotions, une réflexion... Mais une démarche commerciale qui demande un produit, n'est pas une démarche artistique. C'est un emploi alimentaire, et il est nécessaire, selon moi de bien différencier les deux pour éviter les dérives auxquelles nous pouvons être soumis (publicité = art, communication = art...), "oui" dans certains cas, quand la démarche artistique dépasse les cadrages voulus au départ, mais "non" dans la plupart où la volonté artistique est soumises aux desiderata et aux objectifs psycho-commerciaux.

Je ne suis pas opposé à tous ces métiers alimentaires mais ils doivent à mon sens être considérés comme tels, et pas comme des démarches artistiques originales, car c'est tromper le public, tromper les gens sur la définition de l'art, et pervertir les missions essentielles de l'art (réflexions, réactions, opposition...).

mardi 15 mai 2007

Merci Mr ATTALI

Ceci est un message de remerciement pour Jacques ATTALI.
Je le remercie pour son livre "Bruits", monumentale réflexion sur l'évolution et la place des musiques dans nos sociétés. Je le remercie pour cette masse d'informations éminemment précieuse, cette réflexion lumineuse sur notre société et les bruits qui l'entoure.

Ce message n'atteindra peut-être pas son auteur dans l'océan anonyme qu'est internet, mais je voulais le remercier pour cet ouvrage magistral de 1977 qui déjà prévoyait la remontée en puissance des musiques vivantes, celles des concerts, celles de la représentation publique. Je voulais le remercier pour avoir si bien défini les mécanismes et les origines de l'industrie musicale, cette "industrie de promotion et de manipulation", qui doit "produire sa demande au lieu de produire son offre" (page 168). Si déjà en 1977, produire un disque n'était pas la majeure partie du métier de producteur, on peut justement se demander quelle est sa proportion aujourd'hui !

Bref, merci pour cet ouvrage lumineux qui nous fait prendre du recul, qui nous donne de meilleurs moyens pour appréhender les difficultés des rapports entre le public et les producteurs.

Référence :
Jacques ATTALI "Bruits", PUF, 1977, Paris.

mardi 8 mai 2007

Suite à l'affaire sur BN Flower...

Le site BN Flower, site appartenant à un certain Ignazio Lo Faro, désire depuis peu utiliser les musiques qu'il héberge (dont beaucoup d'artistes libres, je ne l'ai pas beaucoup entendu sur les utilisations d'artistes Sacem...) pour des spots publicitaires... tout ça bien entendu sous couvert de "on vous offre une visibilité, donc on vous doit rien".
C'est incaudavendum alias Siegfried Gautier qui le premier, en tant qu'artiste et utilisateur du bouzin à réagit sur le forum du site et nous a fait part de ses réflexions.
Il s'est fait invité à partir ("casse toi si tu n'es pas content"... ça me rappelle quelque chose...), ce qu'il a fait, et les personnes qu'il l'ont défendu se sont retrouvées virées manu millitarii du site.

Je me rappelle que sur le thread sur Dogmazic je m'étais prononcé pour une reprise de mes créations dans des vidéos de jeux vidéos ou des tests de matériel informatique... en leur demandant de me prévenir si utilisation, pensant que de toutes façons, la qualité de production de mes titres ne leur iraient pas.

Dans tous les cas, je précise que dans une démarche d'illustration sonore d'un contenu critique (et on pourra en parler longtemps de la valeur critique d'un article de test de tel ou tel matériel/logiciel...), je trouvais ceci acceptable (mais j'ai peut-être jugé trop rapidement, et surtout connaissant moins le "milieu" de la musique et ses utilisations/aspirations légitimes). Dans une démarche de "création" publicitaire, le problème est différent. Cela revient à faire directement de l'argent "sur le dos" de l'artiste, et cela n'est pas acceptable en plus du flou sur les utilisations des musiques et des montants potentiellement générés.

Maintenant sur les thèmes "l'artiste libre n'est pas une merde, il peut être (certains le sont déjà) un professionnel ou vouloir vivre de ses créations"...
Ceci dépend, on le voit bien avec la LAL, de la vision même de l'artiste sur sa musique. Dans tous les cas, il me semble nécessaire que des intermédiaires soient ici créés (comme dans le système actuel, mais à plus petites échelles et en réseaux fonctionnels). Des labels, des collectifs sous licence libre existent, et toutes les utilisations commerciales en deviennent plus pertinentes car attachées à un discours cohérent et accepté par les artistes.

Ces plate-formes gratuites de musique prennent la place nécessaire entre l'artiste et les utilisations de sa musique pour en faire n'importe quoi, et très souvent les animateurs de ce genre d'entreprises sont rarement parmi les premiers à produire une réflexion sur un modèle alternatif de rémunération ou de création de valeur (ce très cher Alban et sa "co-création"). Le modèle publicitaire est un modèle centenaire qui a pour objectif de faire passer un message ("achetez notre produit en images flashies et sonores") plutôt que des valeurs. Accepter ce modèle économique revient à dire "nos valeurs valent moins que leurs pubs".

dimanche 6 mai 2007

Les artistes et l'argent

La finalité des artistes est-elle de faire de l'argent ? Peut-on se dire que par but ultime, un artiste se doit d'amasser des fortunes pour exister ?

C'est peut-être cette vision des choses qu'il faudrait remettre en cause. Sans avoir cette vision manichéenne qui en voulant prendre le contre-pied dirait que les artistes sont fait pour vivre d'amour et d'eau fraîche, il est nécessaire, à mon avis de poser cette question.

D'abord, les réalités.
Quels artistes vivent de leur musique ? La réponse est déjà connue mais il est bon de rappeler que différents modèles existent pour permettre à un artiste de gagner suffisamment pour lui permettre de vivre et d'investir un minimum dans ses moyens de production de musique.
Les moyens de rétribuer les artistes sont pluriels. Les ventes d'albums en grosses quantités, où l'artiste s'il est interprète-compositeur-parolier peut toucher, s'il négocie très bien son contrat, à peu près 4.35€ sur le prix d'un cd à 20€. Détaillons tous ces chiffres grâce à un article de Ratiatum :


En enlevant les 19.6% de la TVA sur le CD à 20€, on arrive à 16.72€ à répartir comme suit :

7% (1,17€) pour les paroliers. C'est peu, mais une fois la chanson écrite, que dire...

19% (3,18 €) pour l'interprète sur les 16,08 € du départ. Ce pourcentage qui peut paraître faible est très controversé. Sur certains artistes, on serait plus proche de 10% (moitié moins !)... Tout cela dépend de la "valeur" de l'artiste, de son poids dans la balance lors des négociations : connu/inconnu, grosse promotion/petite promotion, etc.

22% (3,68€) pour la distribution. Toujours aussi gourmande, cette portion n'est pas des plus réduites. La grande distribution reste fidèle à elle-même, y compris sur les CD...

52% (8,69€) pour les maisons de disques, (répartis en 31% pour la promotion, 25% pour les frais généraux, 21% pour la fabrication du disque, 17% pour la marge d'exploitation et 6% pour les frais d'enregistrements).


Voilà pour l'artiste, s'il ne souhaite gagner sa vie qu'avec la vente de ses cd. Or, si un artiste vend beaucoup de cd, il est aussi, mécaniquement beaucoup diffusé, donc là aussi les rémunérations pour droits d'auteurs arrivent selon le nombre diffusions... Certains artistes ont même gagné un fois "à la loterie" en vendant une fois beaucoup de disque, en faisant un tube par exemple, puis se sont complètement arrêté de faire de la musique en vivant de leurs droits. (deuxième canal pour gagner de l'argent en tant qu'artiste).

Dans le même esprit, un artiste qui aura été repris par d'autres (remix, reprise...), ou dont la musique aura servi pour un support média (pub, film...) aura droit à des droits d'auteurs.

Ensuite, si l'artiste est un tantinet partageur, il va vouloir faire des concerts (ou on va l'obliger à...). Là aussi bien sûr l'artiste va gagner de l'argent sur le prix des entrées, ou les consommations du bar, là les choses sont vraiment changeantes puisque l'artiste peut ne pas être payé, se voir indemnisé de ses frais (hôtel, location de matériel, transport...), ou plus rarement être payé (en général, c'est à peu près entre 100 et 250€ pour des groupes peu connus, on est souvent plus proche des 150€ d'ailleurs), sans compter les sommes non déclarées qui sont récoltées au chapeau à la fin du concert.

Enfin, le distributeur qui lui peut prendre entre 50 à 70% du prix de vente hors taxe des cd déposés. Il faut bien différencier, la Fnoc (par exemple), de celui qui va remplir les rayons de la Fnoc. Il n'y a pas (ou rarement) de rapports directs entre la fnoc et les artistes. Il existe aussi d'autres choses moins ragoûtantes sur les distributeurs, notamment le fait qu'ils vous renvoient (à votre charge) les invendus en vous demandant de leur rembourser des frais (ce qui vous fait perdre de l'argent sur vos propres cd !).


On le voit, le métier "d'artiste" est complexe car il met en jeu beaucoup d'acteurs différents et différentes manières de le rétribuer. D'où la pertinence, pour un artiste de s'insérer dans un collectif, un label qui lui permettra de mieux gérer ces interlocuteurs.
Maintenant, un artiste doit-il uniquement se "concentrer" sur son art et laisser tout ce joyeux monde discuter ensemble et vivre sur son dos ? Non, je ne le pense pas, et c'est même nécessaire que l'artiste se considère plutôt comme un entrepreneur, un artisan, plutôt qu'il soit déconsidéré, infantilisé, ou tout simplement traité comme une marque à vendre. C'est aussi, un des enjeux majeur de la musique libre, remettre l'artiste au centre de tout ce système, lui redonner son pouvoir de décideur, lui redonner sa liberté.

jeudi 3 mai 2007

Mensonges et approximations...

Ou quand les débats nous montrent des contre-vérités affligeantes, mais était-ce vraiment le but de ce débat ?


MENSONGES – CONTRE-VERITES – APPROXIMATIONS
DE NICOLAS SARKOZY
LORS DU DEBAT DU 2 MAI 2007

SECURITE :

Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c’est :
-432 000 victimes officielles d’agressions en 2005.
-+ 30 % d’agressions depuis 2002.
-+ 26% pour le nombre de faits de violence à l’école.
-Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c’était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l’ancien ministre de l’intérieur, mais une réussite personnelle.
-12 000 policiers agressés en 2006.
-3 semaines d’émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l’automne 2005.

Le bilan de l’ancien ministre de l’Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l’incapacité du candidat en matière de sécurité.

Lors du débat, il a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu’à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d’entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières.

NUCLEAIRE :

-Sur l’EPR, Nicolas Sarkozy n’a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l’avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l’élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
-Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l’Intérieur et ministre d’Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu’il s’agissait de la troisième génération de réacteur.

Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l’énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France (même si elle a fait un lapsus, elle l'a dit le matin du 3 mai sur F.Inter).

RETRAITES :

-Nicolas Sarkozy a fait un mensonge plus gros que lui en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu’en 2008. Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu’il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu’un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».
-Ainsi, Nicolas Sarkozy trompe les Français sur la loi Fillon : outre les injustices qu'elle crée, elle ne résoud rien sur le plan financier puisque le besoin de financement des régimes de retraite sera, au minimum, de 0,7% de PIB par an d'ici 2025 selon le COR.
-Nicolas Sarkozy promet ce qu'il ne pourra pas tenir. Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Or, cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros. Or, le retour à l’équilibre des régimes spéciaux ne pourra se faire que dans la longue durée, par définition. En outre, le poids de ces régimes est surestimé : 7% des dépenses seulement.
-Sur le Fonds de réserve des retraites, Nicolas Sarkozy ne pouvait pavoiser. Depuis 2002, sa dotation n'a quasiment pas augmenté, se situant à 30 milliards, alors que les Finlandais en sont à 200 milliards... Pour enfin aller de l'avant, Ségolène Royal propose d'abord de relancer la croissance et d'abonder le Fonds grâce aux ressources nouvelles qui en résulteront pour les finances publiques.

Dans ce cadre, prévoir que les profits contribuent davantage semble la moindre des choses (on peut évoquer, pour être plus précis, la contribution sociale sur les bénéfices, voire la taxe sur les contrats d'assurance, prélèvements qui existent aujourd'hui et dont le rendement pourrait être accru sans drame).

35 HEURES :

Nicolas Sarkozy n’a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimé ? Il a dû reconnaître devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.

HEURES SUPPLEMENTAIRES :

-Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires, avec un contingent de 220 heures possible. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
-Effectuer des heures supplémentaires, c’est consacrer moins de temps à sa vie familiale et c’est plus de fatigue.
-La mesure de Nicolas Sarkozy coûte au moins 5 milliards d’€ d’après l’étude de Pierre Cahuc et Patrick Artus pour le Conseil d’analyse économique.
-Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l’emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.
-Le « coup de pouce » de Ségolène Royal ne coûte que 180 euros par mois en plus de l’augmentation légale (l’augmentation légale sera au 1er juillet de 3%) pour une entreprise de 10 salariés. Quelle entreprise de 10 salariés ne peut pas payer cette somme ? De plus, cela redistribue le pouvoir d’achat et augmente la consommation.
-Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?

IRAN :

-Nicolas Sarkozy n’a toujours pas saisi l’enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n’a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d’enrichissement d’uranium.
-La position de Ségolène Royal qui est celle de l’AIEA, de l’UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l’Iran, pas de nucléaire civil tant que l’Etat ne se soumet pas aux contrôles de l’Agence.

On peut ajouter à ça que l'agence Rexecode qu'il a prétendu indépendante est bien fortement liée au patronat: http://fr.wikipedia.org/wiki/Coe-Rexecode et qu'on peut donc douter de son objectivité: http://revolution-orange.over-blog.com/ … 50115.html.
Alors qu'alliance 2007, que lui a réfuté, à propos de la notation du programme environnemental est, elle, bien indépendante: http://lalliance-2007.org/index.php?pag … &sub=3.