On se pose toujours la question si nos décisions en matière d'élections sont importantes, si elles vont changer notre quotidien... Pour certains, qui sont en interface directe avec les pouvoirs publics (je pense notamment aux intermittents, mais aussi à toutes ces professions touristiques, culturelles, ou dans les associations qui reçoivent des subventions ou des fenêtres pour s'exprimer...) les différences sont palpables. Pour ceux qui n'ont pas forcément la culture de la chose publique (en gros ils élisent et après, ils s'en foutent, une sorte de chèque en blanc), c'est beaucoup plus difficile. Et pour ceux qui ne sont plus en interface avec les pouvoirs publics, pour qui la culture c'est TF1, M6, les séries américaines, les mangas... les pouvoirs publics ne sont en rien les garants de la Culture, mais plutôt deviennent les protecteurs d'une Culture, celle de leur corps social.
Et c'est peut-être là que le nœud du problème se situe, la "Culture pour tous" n'est qu'un leurre, car les difficultés, les inégalités existent, et existeront toujours. Être spectateur d'une culture, comme on le serait devant un écran de cinéma est infiniment réducteur. En théâtre par exemple, les acteurs et metteurs en scène veulent que le public réagisse, ils donnent au public le rôle de troisième acteur. La notion même de cultures (j'ai dit que je mettrai des "s") est plurielle et elle se défini aussi parce que les personnes en sont des acteurs permanents. Ce sont les personnes qui sont acteurs de la culture, de leur culture. Aussi je proposerai à destination de tous les futurs dirigeants élus, cette formulation, plus fidèle à l'esprit même de culture :
"les cultures par tous".
Cela suppose une refonte des moyens de création, une refonte de la politique culturelle dans un seul et unique but, permettre à chacun d'être un acteur de la culture, au sens large, ou de ses cultures. Cela suppose aussi une ouverture nécessaire à l'altérité, à la coopération entre les personnes, la co-création comme diraient certains, mais ici la seule valeur que l'on retirerai en serait la valeur humaine de la culture. Recentrer la politique culturelle sur son principe fondateur, permettre à chacun de s'élever en allant vers l'autre.
Petites tranches d'infos matinées de points de vues et de réflexions sur la musique libre et son univers...
samedi 24 mars 2007
Nouvelles et autres du monde d'aisyk...
2 mois que je n'avais pas rédigé d'article sur mon blog...
Tout va bien, je suis en pleine plongée en apnée sur le livre que Jacques Attali a écrit à 1977, "Bruits". "Le monde ne se lit pas, il s'écoute." Un bel essai qui se propose de comprendre l'histoire des sociétés à travers l'histoire de leur musique. Très dense, mais très intéressant.
Je suis en composition aussi. Et pas en dé-composition, même si à certains moments les diverses offres d'emplois auxquelles je réponds mériteraient, je pense, une petite attention de la part de leurs destinataires. Je prépare quelques trucs, des ambiences bien particulières, c'est ma période "création d'univers". Une sorte de moment ou telle une sorte d'amibe géante j'ingurgite toutes les composantes du quotidien pour les remettre sur le papier (ou l'écran). Une porte géante va s'ouvrir sur ces mondes en recompositions permanentes.
L'organisation de soirées sur Lyon et les prises de contacts avec les différents acteurs sont des initiatives vraiment intéressantes, les débats qui en sortent sont formateurs, autant sur le plan humain que de la connaissance des différentes grilles de lecture des différents protagonistes. On a du pain sur la planche pour convaincre, installer et rendre un minimum viable cette alternative de la musique libre. Qu'elle ne soit pas cantonnée au net mais qu'elle essaime vers d'autres cieux plus prégnants.
Petite réjouissance aussi, l'acceptation du droit de vote pour Brain Dammage, j'en avais fait un article sur mon blog, tous les détails sur le sien.
La loi est meilleure que les petites manigances de certains ministres de l'Intérieur.
Tout va bien, je suis en pleine plongée en apnée sur le livre que Jacques Attali a écrit à 1977, "Bruits". "Le monde ne se lit pas, il s'écoute." Un bel essai qui se propose de comprendre l'histoire des sociétés à travers l'histoire de leur musique. Très dense, mais très intéressant.
Je suis en composition aussi. Et pas en dé-composition, même si à certains moments les diverses offres d'emplois auxquelles je réponds mériteraient, je pense, une petite attention de la part de leurs destinataires. Je prépare quelques trucs, des ambiences bien particulières, c'est ma période "création d'univers". Une sorte de moment ou telle une sorte d'amibe géante j'ingurgite toutes les composantes du quotidien pour les remettre sur le papier (ou l'écran). Une porte géante va s'ouvrir sur ces mondes en recompositions permanentes.
L'organisation de soirées sur Lyon et les prises de contacts avec les différents acteurs sont des initiatives vraiment intéressantes, les débats qui en sortent sont formateurs, autant sur le plan humain que de la connaissance des différentes grilles de lecture des différents protagonistes. On a du pain sur la planche pour convaincre, installer et rendre un minimum viable cette alternative de la musique libre. Qu'elle ne soit pas cantonnée au net mais qu'elle essaime vers d'autres cieux plus prégnants.
Petite réjouissance aussi, l'acceptation du droit de vote pour Brain Dammage, j'en avais fait un article sur mon blog, tous les détails sur le sien.
La loi est meilleure que les petites manigances de certains ministres de l'Intérieur.
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